La Bhagavad Gita

BHAGAVAD GITA

La Bhagavad Gita, traduite par le "Chant du Divin", est un texte sanskrit, probablement écrit par le sage Vyasa. Partie intégrante du Mahabharata (La Grande Inde), elle comprend 18 chapitres et se compose de 700 versets.
C’est la transcription de la discussion entre Krishna et Arjuna sur la champ de bataille de Kurukshetra. Krishna y donne une explication et les enseignements qui composent les principales voies du Yoga.
La Bhagavad Gita a pour objectif de guider les hommes vers la Sagesse et la Joie, par la compréhension et la pratique du Yoga à chaque instant de leur vie.
L’histoire développée est une allégorie où les personnages sont le reflet de nos peurs, de nos doutes et de nos manquements. Par le Yoga, nous pouvons atteindre la Conscience et l’Eveil, symbolisés par Krishna.

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Faut-il posséder une bonne souplesse pour pratiquer le yoga ?

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Est-ce nécessaire d’être souple pour une pratique de Yoga ?
Certainement pas.
Le Yoga part des possibilités du moment et de notre corps,
pour l’amener à changer certaines structures et habitudes.
De naissance ou par entraînement, nous partons d’un potentiel créant douleur ou confort dans notre corps.
Un corps rigide réagira par plus de douleur ou de gêne.
Une grande laxité offrira liberté et harmonie,
à condition de ne pas arriver à un seuil pathologique.
Car un excès de flexibilité articulaire peut se révéler handicapant.
Mais notre structure corporelle n’est jamais définitive.
Nos blocages peuvent empirer ou se résorber.
Un corps dit "raide" peut devenir "un peu moins raide",
ce changement minime se transformant en une fantastique aventure,
puisqu’il adoucit les luttes et les résistances neuro-musculaires.
Nous ne sommes pas raides ou laxes par nature.
Nous sommes plus ou moins tendus : nuance !
L’important est de pratiquer depuis son niveau.
Nulle performance dans cette pratique.
Gagner un centimètre dans une posture apporte bien plus "qu’un centimètre de confort."
Le "niveau" de pratique n’est pas mesurable depuis des prestations anatomiques, mais se vit de l’intérieur.
Qu’importe si le corps résiste à l’endroit de ses raideurs.
A chaque expiration, à chaque relâchement, il s’ouvre à de nouvelles possibilités.
Le plus haut niveau en yoga, c’est réussir par la pratique et la conscience
à changer avec douceur et persévérance.
La plus grande révolution ou évolution se passe toujours dans les profondeurs du pratiquant.


De Tokyo, Josiane Delaporte-Digard

Le yoga devient-il trop commercial ?

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Depuis les années 70, on constate un engouement de plus en plus important pour le bouddhisme et la culture asiatique. L’ Occident, en crise, recherche un courant de pensée privilégiant l’expérience personnelle sur les dogmes, en lien étroit avec les notions périphériques de non-violence et d’écologie.
Ainsi, on dit qu’aux Etats-Unis, le nombre de pratiquants augmenterait de 30% chaque année. Mais, le yoga, ainsi importé à l’ouest, ne deviendrait-il pas trop commercial ?

Les produits dérivés du yoga se multiplient : coussins, vêtements, DVD... On compte 124 marques déposées sur ces accessoires.
L’émission de nombreux brevets sur la pratique ancestrale indienne a, d’autre part, provoqué un véritable tollé. Par exemple, l’indien Bikram Choudhury, installé à Los Angeles depuis 1973, a fait fortune en brevetant son "yoga bikram". Ce "yoga-sauna" est particulièrement apprécié des stars. Madonna, Keanu Reeves, ou encore Elle Macpherson en seraient fan. Seulement, voilà, breveter des asanas créés en 2500 avant JC, ça n’est pas du tout du goût du gouvernement indien. Il a alors mis en place une équipe de 200 chercheurs ayant pour mission de créer une base de données certifiant toutes les positions et techniques connues du yoga. Le but est de créer une "Encyclopédie électronique de la médecine traditionnelle indienne" (TKDL).
Et pourtant, Bikram Choudhury est loin d’être le seul à profiter de la nouvelle tendance. On trouve pas moins de 150 copyright liés au yoga. Le Yoga Journal, aux États-Unis, affirme même que la pratique rapporterait 5,7 milliards de dollars par an.

Comme l’offre dépend de la demande, et que celle-ci est exponentielle, il a fallu s’organiser. Ainsi, il existe une multitude d’associations ou de fédérations de yoga en France. Celles-ci permettent, entre autre, de devenir professeur de yoga.
En effet, il n’existe pas de diplôme d’Etat de professeur de yoga, alors les fédérations servent d’intermédiaires pour trouver quelqu’un dont la compétence est reconnue. Généralement, la formation se fait en quatre ans, ce qui permet d’acquérir les notions fondamentales de la discipline. D’autres stages, moins sérieux, délivrent un diplôme après 9 semaines (et quelques fois encore moins !).

Parmi les détracteurs à ce nouveau créneau, on relève que le yoga ainsi pratiqué s’apparente plutôt à du fitness. On est loin de la discipline alliant, certes, exercices corporels, mais aussi méditation et travail spirituel. Pourtant, même en Inde, des gourous y trouvent leur intérêt.
Ainsi, à Mysore (à 150 km de Bangalore), se dresse l’un des centres de yoga les plus importants. Les occidentaux y viennent nombreux pour obtenir un diplôme. Mais pour cela, il faudra fournir beaucoup de travail... et beaucoup d’argent.


Marie Koenig pour www.buddhachannel.tv

Le Yoga une Source éducative

Article de Laurent Dauzou dans le journal "Yoga Magazine" août / juillet 2004.

Le yoga est une source d’éducation pour les enfants. Il éduque le corps, la pensée et apporte des valeurs humaines indispensables à la vie en société et à la vie personnelle.
Si la pratique des adultes est très détaillée, précise et que la compréhension de postures est poussée jusqu’au bout, le yoga pour les enfants est enseigné avec rapidité et légèreté.
Les enfants n’ont pas encore la structure corporelle et mentale pour étudier de longues minutes chaque posture en détail. Ils apprécient qu’on stimule leur curiosité mais ils sont fragiles et encore immatures. Le yoga accompagne les changements de l’enfance, de la fragilité à la force, de l’immaturité à la maturité, de la simplicité à la complexité.

Un cours dure environ trois quarts d’heure. On peut regrouper des enfants de l’âge de 5 ans jusque 13 ans, au delà il est mieux de faire un groupe séparé d’adolescents. L’idéal est de pouvoir faire des tranches d’âge, car à 5 ans, les besoins ne sont pas les mêmes qu’à treize ans.
Quand ils sont petits, ils doivent apprendre en jouant. À 5 ans, les enfants sont d’un grand enthousiasme à travailler, ils vous regardent avec de grands yeux écarquillés prêts à sauter dans n’importe quelle posture aussitôt que vous ouvrez la bouche pour la nommer.
Autour de dix ans, ils ne sont plus fragiles mais agiles et aiment essayer les postures les plus diffciles.
Période de transition délicate, la puberté est un défi pour l’enseignant, le yoga doit les aider à trouver éveil et équilibre. Les grands doivent être mis en valeur, on peut leur demander d’aider les plus jeunes, c’est un moyen pour eux de développer leur sens de la protection et du conseil vis-à-vis des plus petits.

À seize ans, les adolescents sont forts et plein d’énergie et peuvent saisir les nuances dans les postures. On peut alors enseigner avec précision et technique et augmenter l’intensité et le temps dans les postures. Plus ils sont grands, plus on peut créer le défi.
Il est parfois nécessaire de faire preuve d’autorité dans la classe. C’est un véritable challenge de savoir ce qu’est l’autorité et comment elle s’applique car le yoga doit rester un plaisir et une détente pour les enfants. Dans l’ensemble le cours de yoga est un moment de joie et d’apprentissage privilégié. Pour l’autorité, il est recommandé d’attendre le maximum, les petits devant pouvoir s’épanouir naturellement.

L’enchaînement des postures doit être rapide. Au début l’enseignant doit montrer chaque posture sans donner de détails, ainsi l’enfant aiguise son sens de l’observation. Il doit être agile à montrer et à donner l’exemple pour le rythme du cours. Il ne doit pas se contenter de demander aux enfants de faire, il doit pouvoir faire avec eux.
Les enchaînements doivent être logiques, tout d’abord pour ne pas contrarier la perception du mouvement chez les enfants, et pour éviter qu’ils ne se blessent ; ensuite on peut glisser des difficultés et des surprises dans les enchaînements. Chaque posture doit être nommée, expliquée dans sa signification (exemple : Virabhadrasana 1, la posture de Vira le guerrier intrépide) et bien déterminée quant à ses effets (cette posture est bonne pour l’équilibre, pour le sommeil, la concentration).
Les postures ont souvent une correspondance avec la nature, les animaux, une histoire, un conte que l’on peut utiliser pour encourager et stimuler leur imagination corporelle.
Gita Iyengar, dans un article du livre « Yoga for children » de swati et Rajiv Chanchani, dit :

« De tous les aspects du yoga, ce sont Yama, Niyama et Asana qui épanouissent l’enfant. Les principes de Yama et Niyama renforcent les valeurs universelles comme la vérité, la non-violence, la pureté (propreté) et le contentement ».

Cela suppose que l’enseignant connaisse un certain nombre d’histoires de l’Inde qui illustrent la philosophie et les préceptes du yoga. Elle poursuit en disant :

« Les Asanas aident l’enfant pour son développement physique, émotionnel et psychologique. C’est en ce sens que le yoga est un complément nécessaire à l’éducation. En pratiquant la science et l’art magnifique du yoga, les enfants s’ouvrent à leur vie d’homme et de femme avec un corps fort, un esprit clair et un cœur pur »

Pour terminer cette courte introduction sur les cours de yoga pour enfants, sachez qu’à la fin de la séance, le temps de Savasna (posture de relaxation) est court. Les enfants ont du mal à rester silencieux et tranquilles allongés tous ensemble. Néanmoins, pour vivre bien dans nos sociétés agitées, il devient important de leur communiquer le repos, en leur expliquant que s’ils sont fatigués dans la journée, ils peuvent s’isoler un peu pour se détendre comme au yoga.

Voici un livre qui vous sera d’une grande utilité :« Yoga for children » de swati et Rajiv Chanchani, article de Gita Iyengar. UBSPD Publishers’Distributior LTD


Par Laurent Dauzou, publié dans le journal "Yoga Magazine" août / juillet 2004

Le yoga, pour les enfant, ça peut être stimulant !

Un article de Sophie Desjardins, professeure de yoga
Source ici

Le yoga, c'est une discipline qui n'en a pas l'air, puisqu'il doit prendre l'allure de jeux. Le yoga explore la respiration, la relaxation et l'éveil des facultés physiques, psychiques et émotionnelles... tout ça par des jeux d'imitation et d'imagerie !

Exemple : je suis un moulin à vent, un chat, une grenouille, un arbre, une bulle, un aigle, etc. le tout dans le respect de ses propres limites et de ses besoins immédiats.

Le but du jeu :

  • Activer sa circulation sanguine.
  • Apaiser les mouvements de son mental.
  • Le rendre plus disponible aux activités d'apprentissage.
  • L'aider à s'observer lui-même pour se comparer qu'à lui-même.
  • Lui offrir le plaisir d'apprendre.
  • Faire de la nouveauté un élément souhaitable et bénéfique pour lui.

Quels seront les résultats ?

  • L'enfant sera moins agité et plus attentif.
  • Il aura graduellement une meilleure conscience de lui-même et de ses limites et ainsi trouvera une plus grande confiance en lui et en sa capacité de dépasser ces dites limites.

Entre vous, ça peut être si simple :

  • Créez un espace à la maison où vous pouvez vous allonger au sol, vous et votre enfant.
  • Au sol, roulez-vous comme des saucissons, faites l'étoile, le ver de terre, etc.
  • Inventez des imitations d'animaux ou d'autres phénomènes de la nature.
  • Instaurez un tour de rôle dans les idées de jeux et d'imitation.
  • Inspirez-vous de ce que votre enfant aime, observe ou de ce qui le fascine.
  • À tous les jours ; riez ! … Oui, oui, riez !
  • Explorez des postures d'équilibre. Simplement en se tenant sur une jambe. Toute posture d'équilibre nous aide à nous centrer dans tous les sens du terme. Le travail d'équilibre amuse beaucoup les enfants, en plus de stimuler inévitablement leur attention dans la détente.
  • N'ayez aucune autre attente que l'amusement dans le jeu.
  • N'exercez aucune pression sur votre enfant.

Il peut être aussi stimulant d'avoir un groupe d'amis du même âge dans lequel il peut explorer le yoga. Parce que c'est bien connu, entre nous c'est pas pareil !

N'oublions pas que le yoga est une philosophie de vie qui ne cherche rien d'autre que l'équilibre et l'harmonie dans l'éveil de la conscience. Intégrer ces principes est le travail d'une vie, aussi bien commencer le plus tôt possible.